Glossaire


CMR (Cancérigène, mutagène et reprotoxique) :

Catégories de produits, substances, préparations ou mélanges suivant leurs risques pour la santé humaine. Tout savoir sur les définitions et les listes CMR

CTA (Centrale de traitement d’air) :

Une centrale de traitement d'air est un équipement qui va modifier les conditions thermiques de l'air qui assure les fonctions isolées ou cumulées de chauffage, de climatisation de ventilation et traitement d'air. Une CTA peut être monobloc ou assemblée avec des caissons éventuellement isolés thermiquement et/ou acoustiquement. Un échangeur de chaleur est souvent installé permettant de récupérer les calories de l’air sortant pour préchauffer l’air neuf (même principe qu’une ventilation double flux) et les ventilateurs d’un CTA peuvent être équipés de moteur à débit variable permettant d’optimiser l’apport d’air en fonction des besoins et ainsi réaliser des réductions de consommations électriques.

COV (Composés organiques volatils) :

Ensemble de composés appartenant à différentes familles chimiques. Les COV sont largement utilisés dans la fabrication de nombreux produits, matériaux d'aménagement et de décoration : peinture, vernis, colles, nettoyants, bois agglomérés, moquette, tissus neufs,... Ils sont également émis par le tabagisme et par les activités d'entretien et de bricolage. Leur point commun est de s'évaporer plus ou moins rapidement à la température ambiante et de se retrouver ainsi dans l'air. Les COV sont souvent plus nombreux et plus concentrés à l'intérieur qu'à l'extérieur compte tenu de la multiplicité des sources intérieures.
Définition de l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur

DEA (déchets d'ameublement) :

Voir définition.

DEE (déchets d'équipements électriques et électronique) :

Voir définition.

ERP (établissements recevant du public) :

Lieux publics ou privés accueillant des clients ou des utilisateurs autres que les employés (salariés ou fonctionnaires)

Fluide frigorigène :

Un fluide frigorigène est un fluide ou un mélange qui possède des propriétés thermodynamiques particulières d’évaporation à faible température et à la pression atmosphérique. Cela permet d’utiliser ces fluides dans les systèmes de production de froid : climatisation (habitat, automobile), réfrigérateur, congélateur, etc. Ils portent des numéros R comme le R404 (un des plus utilisés), R22 (interdit) ou R744 (CO2).

Il existe différents types de fluides frigorigènes :

  • Les fluorés comprenant chlorofluorocarbures (CFC), hydrochlorofluorocarbures (HCFC) et les hydrofluorocarbures (HFC) ;
  • Les hydrocarbures comme le méthane (CH4) ;
  • D’autres fluides inorganiques comme l’eau, l’ammoniac ou le CO2.

Les fluides frigorigènes fluorés ont des effets nocifs sur l’environnement : CFC et HCFC participent à la destruction de la couche d’ozone. De plus, certains de ces gaz ont un potentiel de réchauffement global (PRG) qui peut être jusqu’à 10 000 fois plus important que celui du CO2.

Le rôle de certains CFC dans la destruction de la couche d’ozone est prouvé depuis 1974 mais c’est le protocole de Montréal, signé par 46 pays dont la France en 1987 qui impose les premières réductions d'émissions de ces substances appauvrissant la couche d’ozone.

Les CFC sont aujourd’hui interdits, ils sont récupérés, traités (destruction) ou stockés. Les HCFC sont en voie de disparition progressive, le protocole de Copenhague appelant à leur interdiction d’ici 2030 pour les pays industrialisés et 2040 pour les pays en voie de développement. Les HFC ne sont pas nocifs pour la couche d’ozone (pas d’atome de chlore) mais ont un PRG 2 800 fois supérieur à celui du CO2 en moyenne.

Parmi les dernières avancées réglementaires :

  • La récupération et la destruction des CFC obligatoire depuis le 1er janvier 2002 ;
  • L’interdiction du recyclage des HCFC depuis le 1er janvier 2010 ;
  • La substitution totale des HCFC par des HCF pour le 1er janvier 2015.

Aucune REP n'est spécialisée pour le recyclage de ce type de fluides mais des attestations et des déclarations sont obligatoires pour manipuler ce genre de fluides.

Généralisés dans beaucoup d’équipements de la vie courante (surtout la climatisation en ce qui concerne les points de vente), ces fluides sont répartis de manière diffuse dans notre environnement proche et le contrôle de ces installations est une tâche complexe.

Des études ont montré que des installations pouvaient présenter des taux de fuite de l’ordre de 30% (non négligeable compte-tenu du PRG de ces gaz). Les réglementations se sont donc portées sur le contrôle des installations et notamment de leur étanchéité. Selon l'ADEME, il est désormais possible de réduire ces fuites à moins de 3% en masse (ou charge).

Des solutions alternatives existent (certains hydrocarbures, l’eau, l’ammoniac ou le CO2) mais sont parfois complexes à mettre en œuvre (besoin de maintenance et demande forte pour les équipements déjà existants).

Au Danemark, la chaine de supermarchés Super Best utilise le CO2 comme fluide frigorigène pour sa chaîne du froid depuis 2005 ; Asda en Angleterre a remplacé le R22 par de l’ammoniac (NH3) en 2007.

Pour en savoir plus :

FSC (Forest Stewardship Council) :

ONG qui propose un système de certification (standard, système d’accréditation, logo) mondialement afin d’assurer une gestion forestière durable écologiquement, économiquement et socialement bénéfique. Tout savoir sur le FSC

GES (Gaz à effet de serre) :

Les gaz à effet de serre sont les composants gazeux de l’atmosphère, naturels et anthropiques, qui absorbent et émettent des radiations à des longueurs d’ondes spécifiques dans le spectre du rayonnement infrarouge émis par la surface de la terre, l’atmosphère, et les nuages. Cette propriété cause l’effet de serre. La vapeur d’eau (H2O), le dioxyde de carbone (CO2), l’oxyde d’azote (N2O), le méthane (CH4), et l’ozone (O3) sont les principaux gaz à effet de serre dans l’atmosphère de la terre. Il existe également des gaz à effet de serre résultant uniquement des activités humaines, tels que les halocarbures et autres substances contenant du chlore et du bromure, qui sont réglementés par le Protocole de Montréal. Outre CO2, N2O, et CH4, le Protocole de Kyoto réglemente l’hexafluorure de soufre (SF6), les hydrofluorocarbures (HFC), et les perfluorocarbures (PFC), qui sont eux aussi des gaz à effet de serre.
Définition du GIEC (Groupement d’experts Intergouvernemental d‘Etude sur le Climat)

HFC (Hydrofluorocarbures) :

Parmi les six gaz à effet de serre réglementés conformément au Protocole de Kyoto. Produits commercialement pour remplacer les chlorofluorocarbures, ils sont utilisés principalement dans le secteur de la réfrigération et de la fabrication des semi-conducteurs. Ils ont un Potentiel de réchauffement mondial situé entre 1 300 et 11 700.
Définition du GIEC (Groupement d’experts Intergouvernemental d‘Etude sur le Climat)

IRC (Indice de rendu des couleurs) :

Voir définition sur la page éclairage

LCD (Liquid crystal display) :

Technologie utilisée pour les écrans de télévision, voir explication sur la page écrans de communication

LED (Light emitting diode) :

Une LED est un composant électronique qui émet de la lumière.
en savoir plus

Matériau biosourcé (ou biomatériaux) :

Les biomatériaux réunissent l'ensemble des matériaux synthétisés par le vivant (monde végétal ou animal).

OQAI (Observatoire de la qualité de l'air intérieur) :

L’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur, lancé le 10 juillet 2001 par les Pouvoirs Publics, travaille en liaison étroite avec l'ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire). Il a pour objectif de mieux connaître la pollution intérieure, ses origines et ses dangers, notamment grâce à des campagnes de mesures. L’Observatoire apporte des éclairages sur les orientations à prendre en matière de réglementation sur les matériaux, les équipements, la maintenance et les pratiques constructives ainsi que sur l’étiquetage des produits de consommation courante. De nombreuses informations sont présentes sur leur site : liste hiérarchisée de polluants, résultat des mesures, recommandations.
Tout savoir sur l'OQAI

PAC (Pompe à chaleur) :

Il s’agit d’une une machine thermodynamique constituée d’un circuit fermé dans lequel circule un fluide de travail (fluide frigorigène).

Ce circuit est composé de quatre éléments principaux : un compresseur, un détendeur et deux échangeurs de chaleur (le condenseur et l’évaporateur). Le but de cette machine thermodynamique est de transférer l'énergie d'un milieu froid (source froide) à un milieu chaud (source chaude).

Le fluide frigorigène circulant dans ce circuit fermé parcourt un cycle composé de quatre étapes. Lors de ces étapes, le fluide frigorigène va changer d'état (liquide ou vapeur) et va se trouver à différentes pressions et températures. En se vaporisant, le fluide frigorigène capte de l’énergie thermique pour la transmettre au milieu quand il se condensera. C’est ainsi que sont réalisé les échanges thermiques permettant de chauffer ou refroidir un magasin.

Pompe à chaleur



PEFC :

Programme de reconnaissance des certifications forestières. Certification attestant de la durabilité de la gestion forestière.
Tout savoir sur le PEFC

PRG (Potentiel de réchauffement global) :

Evaluation des impacts d’un gaz à effet de serre sur le réchauffement global de l’atmosphère à partir de ses propriétés radiatives. Par définition, le PRG de CO2 vaut 1 et on lui compare les autres GES pour évaluer leur contribution au réchauffement ; cela dépend aussi de la durée de vie du gaz considéré. Les fluides frigorigènes utilisés massivement dans les circuits de climatisation possèdent des PRG peuvent être jusqu’à 20 000 fois supérieur à celui du CO2 d’où l’importance de limiter cet usage.

REP (Responsabilité élargie du producteur) :

Reposant sur le principe du pollueur-payeur, le mécanisme de REP fonctionne de la manière suivant : les fabricants nationaux, les importateurs de produits et les distributeurs pour les produits de leurs propres marques doivent prendre en charge, notamment financièrement, la collecte sélective puis le recyclage ou le traitement des déchets issus de ces produits. Ils peuvent assumer leur responsabilité de manière individuelle ou collective, dans le cadre d’un éco-organisme. Dans ce dernier cas, ils adhérent à une société souvent agréée par les pouvoirs publics, à laquelle ils versent une contribution financière. En pratique, la plupart des producteurs choisissent cette solution. Leurs contributions, qui s’élèvent aujourd’hui globalement à près de 800 millions d’euros par an, viennent en soutien à la collecte, au recyclage et au traitement des flux de déchets concernés. Elles sont essentiellement reversées aux collectivités locales ou aux prestataires de collecte et de traitement des déchets concernés. La montée en puissance de ces filières, depuis le milieu des années 1990, a permis des progrès significatifs en termes de recyclage des déchets. Des REP existent pour de nombreux types de déchets : Adelphe et Eco-Emballages pour les déchets d’emballages ménagers, Ecologic France, Eco-Systemes, ERP Recycling, ou Recylum pour les déchets électroniques. Des filières sont en cours de constitution pour l’ameublement ou les solvants.

Ressource recyclable :

Ressource qu’il est possible de recycler, c'est-à-dire qu’au moyen d’un procédé de production, il est possible de donner naissance, ou d’incorporer, à de nouveaux produits, une ressource contenue dans des déchets pour le même usage initial. Le recyclage inclut le retraitement des matières organiques, mais n'inclut pas la valorisation énergétique, la conversion pour l'utilisation comme combustible, les procédés comportant une combustion ou une utilisation comme source d'énergie, y compris l'énergie chimique ou les opérations de remblayage. Le recyclage est donc à distinguer de la réutilisation (pas de procédé de production) ou de la valorisation (autre moyen d’utiliser un déchet comme une valorisation énergétique).

Ressource renouvelable :

Ressource disponible en abondance et qui semblent inépuisables à l'échelle humaine (l'énergie solaire par exemple). A opposer aux ressources non renouvelables dont le rythme d'utilisation excède celui de leur régénération naturelle. Les énergies fossiles, dont le rythme de renouvellement s'étend sur des millénaires, sont considérées comme non renouvelables.
Définition ADEME

UF (Unité fonctionnelle) :

Elément de mesure permettant de quantifier la fonction remplie par le produit étudié et destiné à être utilisé comme unité de référence dans une analyse de cycle de vie. Par exemple, pour de la peinture, l'unité fonctionnelle pourra être la quantité de peinture nécessaire pour couvrir 1 m2 de mur, avec un degré d'opacité défini et pour une durée de 10 ans. Définition ADEME